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U.M.R. de GENETIQUE VEGETALE du MOULON
Equipe de Equipe de Génétique Evolutive : Adaptation et Redondance
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Equipe de Génétique Evolutive : Adaptation et Redondance (GEAR)

Membres de l'équipe


Catherine DAMERVAL DR CNRS
Karine ALIX-JENCZEWSKI MC AgroParisTech
Philippe BRABANT PR AgroParisTech
Martine Le GUILLOUX TR CNRS
Domenica MANICACCI MC UPS
Agnès ROUSSELET AJT INRA
Maud TENAILLON CR CNRS
Hervé THIELLEMENT DR INRA (jusqu’à octobre 2008)
Clémentine VITTE CR CNRS
Hélène CITERNE post-doctorante (2008-2009)
Jonathan CORBI doctorant (2006-2009)
Florian JABBOUR doctorant (2006-2009)
Anne MARMAGNE post-doctorante (2006-2008)
Julie SANNIER ATER(2009)
Véronique SARILAR doctorante (2008-2011)
Tatiana ZERJAL post-doctorante (2006-2008)

Thèmes de recherches

Nos recherches visent à comprendre les mécanismes évolutifs à l’origine de la diversité phénotypique, avec un intérêt particulier pour le rôle potentiel de la redondance génétique.

Domestication

Polyploïdie et éléments transposables

Symétrie florale


Domestication

Jonathan Corbi, Catherine Damerval, Domenica Manicacci,
Agnès Rousselet, Maud Tenaillon, Clémentine Vitte, Tatiana Zerjal,
Coll. GQMS, GQF, ACEP, ABI

Nous nous intéressons à l'impact de pressions évolutives sur l’évolution du génome et à l’étude des mécanismes génétiques qui sous-tendent la réponse adaptative à travers le modèle d’étude de la domestication du maïs. Les effets sélectifs et/ou démographiques sont étudiés au niveau (1) d’une famille multigénique impliquée dans le déterminisme d’un caractère clé de la domestication; (2) de la diversité génomique structurale liée aux éléments transposables; (3) de gènes étroitement liés et impliqués dans la domestication. La relation entre la diversité nucléotidique de certains gènes clés, intervenant dans la domestication ou dans les étapes ultérieures de sélection, et la variabilité phénotypique des caractères est étudiée à travers une approche de génétique d’association.

maïs
sequence

Polyploïdie et éléments transposables

Karine Alix, Philippe Brabant, Catherine Damerval,
Anne Marmagne, Véronique Sarilar, Hervé Thiellement,
Coll. ACEP, ABI, Plateforme PAPPSO

Un des enjeux majeurs des études menées sur la polyploïdie est de comprendre comment s’opère la stabilisation structurale et fonctionnelle d’un génome polyploïde et quels en sont les mécanismes. Dans ce cadre, nous étudions chez des colzas synthétiques les conséquences de l’allopolyploïdie sur l'expression génétique et sa régulation, par une approche de protéomique comparative qui permet d’identifier les gènes et/ou les voies métaboliques concernés par des modifications d’expression. L’approche est complétée par une étude transcriptomique visant à identifier le niveau de régulation de l’expression des gènes et en s'intéressant au rôle éventuel des microARNs. Ces études sont menées parallèlement à la recherche d’activation d’éléments transposables (ET) suite à l’événement d’allopolyploïdisation. L’hypothèse est que la réunion des deux génomes constitue un stress génomique apte à activer des ET présents dans les génomes parentaux et que cette activation pourrait jouer un rôle dans les changements structuraux et fonctionnels survenant au cours de la stabilisation d’un génome polyploïde.

A une échelle évolutive plus large, nous étudions la dynamique d’évolution des ET et leur rôle dans la divergence des génomes et l’évolution des gènes chez les Brassica.

gel 2d
coupe cellulaire

Symétrie florale

Hélène Citerne, Catherine Damerval, Florian Jabbour,
Martine Le Guilloux, Julie Sannier, Coll. ACEP, GQF

La symétrie bilatérale est un caractère adaptatif de la fleur apparue plusieurs fois au cours de l’évolution des angiospermes. Nous menons une approche de type évo-dévo pour examiner l’homologie des gènes et processus en jeu dans ces apparitions récurrentes. Nous étudions l’évolution de familles de facteurs de transcription impliquées dans le contrôle de la symétrie chez l’espèce modèle Antirrhinum majus, chez des eudicots basales. Analyses phylogénétiques, études d’expression, et à terme expériences d'inactivation des gènes concernés (VIGS), sont mises en œuvre pour évaluer leur rôle dans la diversification de la symétrie florale au sein de ce taxon.

fleur
phylogramme

Résultats récents

Domestication

  1. La reconstruction de la phylogénie de l’ensemble des séquences codant l’ADP-Glucose Pyrophosphorylase (gènes de type Sh2 et Bt2) chez les angiospermes nous a permis (i) de confirmer la monophylie de chaque sous-unité et la plus grande conservation des paralogues de types Bt2, (ii) de positionner différents événements de duplication au cours de l’histoire évolutive de ces paralogues, et (iii) de montrer que plusieurs duplications de la sous-unité SH2 ont été suivies d’accélérations évolutives, probablement en lien avec la spécialisation des paralogues dans différents tissus d’expression et la forte accumulation d’amidon dans l’albumen des graminées (Corbi et al., soumis).
  2. Chez le maïs, deux gènes majeurs situés à moins d’1cM de distance ont été décrits comme des cibles de la sélection. Le gène Tb1 a été fortement sélectionné lors de la domestication du maïs tandis que le gène Dwarf8 aurait permis l’adaptation à des climats contrastés [9]. Cette région a donc été soumise à un double balayage sélectif. Grâce à l’emploi d’outils d’analyse variés (simulations, évolution moléculaire, génétique d’association), nous avons montré (i) une sélection récente de l’allèle tardif de Dwarf8, ce qui suggère que les premiers maïs domestiqués étaient de type précoce ; (ii) l’implication d’un locus en amont de Dwarf8 dans la variation de la précocité de floraison ; (iii) un patron typique de balayages sélectifs en interférence entre les locus Tb1 et Dwarf8 [7].
  3. Grâce à une analyse bioinformatique utilisant la séquence du génome complet du maïs, nous avons caractérisé 2 nouvelles familles de MITE de type Tourist-like que nous avons nommées Zead8 et ZmV1 ainsi qu’une famille précédemment identifiée, mPIF. Nos analyses montrent une préférence d’insertion de ces familles dans des zones riches en AT et présentant un faible niveau de méthylation des cytosines. Pour mPIF et ZmV1, nous avons mis en évidence de larges régions palindromiques flanquant les sites cibles dupliqués. La famille ZmV1 présente les signes d’une activité récente avec des événements d’amplification datant de moins de 0.3 millions d’années (Zerjal et al., soumis).
  4. Une étude du protéome d’albumen de maïs au cours du développement a montré que la pyruvate orthophosphate dikinase (PPDK), cible de l’activateur de transcription Opaque2, pourrait jouer un rôle dans la balance amidon/protéines des réserves du grain [18]. Une approche de génétique d’association sur un large panel de lignées de maïs nous a permis de mettre en évidence un effet épistatique fort entre un polymorphisme de Opaque2 et plusieurs polymorphismes du promoteur de cyPPDK sur la teneur en lysine et la balance amidon/protéines du grain [17].
Collaborations extérieures: IBP (J.-L. Prioul), INRA Versailles (M.-A. Grandbastien,C. Mhiri), LEGS (D. Legrand, M.-L. Cariou), Univ. California Irvine (B. Gaut, J. Ross-Ibarra), Univ. Minnesota (P. Tiffin), Univ. Aarhus (J. Dutheil)

Polyploïdie et éléments transposables

  1. La comparaison des protéomes de tige et de racine d’un allotétraploïde synthétique (Colza, AACC) aux protéomes de ses parents diploïdes (Navette AA et Chou CC) met en évidence de nombreux écarts à l’additivité (i.e. la protéine dans AACC est en quantité différente de celle attendue sur la base de la moyenne des valeurs parentales AA et CC) [2]. Comme nous avions précédemment montré que le niveau de ploïdie n’avait pas d’effet significatif sur les protéomes de tige et de feuille chez des lignées homozygotes de chou [3], nous pouvons conclure que ces écarts à l’additivité trouvent essentiellement leur origine dans la confrontation de génomes différenciés. En vue d’identifier le niveau où s’opèrent les modifications de la régulation génique, une analyse de la transcription par RT-PCR et PCR quantitative est en cours sur l’ADNc de 102 gènes codant des protéines identifiées comme non additives en protéomique.
  2. Une analyse extensive par spectrométrie de masse des spots protéiques montre que la nature des protéines qui présentent un écart à l’additivité chez les colzas synthétiques n’est liée ni à la catégorie fonctionnelle d’appartenance, ni à la localisation subcellulaire [1]. Les modifications ne semblent donc pas toucher une catégorie particulière de protéines.
  3. Chez les colzas synthétiques, nous avons suivi par S-SAP à différentes générations, le polymorphisme d’insertion de deux familles d’ET contrastées pour leur dynamique de réplication, leur taux d’amplification et leur localisation dans le génome ; il s’agit d’un rétrotransposon Athila [6] et d’une famille de MITE que nous avons isolée et caractérisée (Sarilar et al., en prép.). Le pourcentage global de bandes S-SAP différentiellement amplifiées entre parents diploïdes et descendances est de 0,8 % pour Athila contre 2 % pour le MITE, atteignant plus de 18 % pour les générations plus avancées. En vue de préciser la nature du polymorphisme observé, nous procédons au clonage et au séquençage de bandes non additives.
  4. Nous avons comparé chez deux variétés de colza l’organisation génomique de deux rétrotransposons, un Athila et un copia-like [6], par développement et cartographie de marqueurs dérivés de la PCR et ancrés dans ces ET. Les marqueurs polymorphes obtenus ciblent principalement les centromères. Cette variabilité inter-variétale (intra-spécifique) démontre la rapidité d’évolution des régions centromériques [20], qui apparaît étroitement liée à celle des ET qui les composent.
  5. L’isolement et la caractérisation fine d’un transposon de type CACTA spécifique du génome C (Bot1) nous ont permis de montrer son importance dans la divergence des génomes A et C des Brassica. Notre étude suggère que Bot1 aurait aussi joué un rôle dans la prolifération, au sein du génome C, d’un gène associé au locus S d’auto-incompatibilité [4].
Collaborations extérieures: INRA Rennes (A-M Chèvre), ISV (M. Crespi, C.Lelandais, O. Catrice), INRA Versailles (C. Malosse, E. Jenczewski), ANR « Biodiversité » (coord ; M. Aïnouche, Univ. Rennes I), University of Leicester UK (Pat Heslop-Harrison), Warwick-HRI, Wellesbourne, UK (C. Ryder et J. Moore), John Innes Centre, UK (I. Bancroft).

Symétrie florale

  1. La famille de facteurs de transcription TCP a été définie à partir des gènes Teosinte-branched1, Cycloidea (Cyc) et PCF, impliqués dans des phénomènes de croissance et développement chez les plantes. Le gène Cyc est un des principaux agents de la symétrie florale d’Antirrhinum majus. Chez les Papavéracées, nous avons mis en évidence deux lignages Cyc-like paralogues (PapaCyL1 et 2) , issus d’une duplication ancienne [12]. Des approches fonctionnelles (PCR semiquantitative, hybridation in situ) ont permis de montrer que les PapaCyL s’expriment au cours du développement floral [12]. Des études de développement montrent que la symétrie bilatérale se met en place tardivement à partir d'un plan disymétrique. Nous caractérisons actuellement l'expression des PapaCyL aux étapes et dans les organes clés pour la mise en place de cette symétrie bilatérale.
  2. Nous avons utilisé les phylogénies disponibles chez les Renonculales et les Astéridées pour reconstruire l’évolution de plusieurs caractéristiques architecturales de la fleur (e. g. nombre d’étamines, présence d’éperons nectarifères…) comparativement à celle de la symétrie du périanthe. Dans les deux taxons, la zygomorphie apparaît dans un contexte de plan floral fixé, où le nombre de pièces est déterminé. La comparaison des deux taxons indique une plus grande diversité de stratégies évolutives chez les Renonculales que chez les Astéridées, suggérant une canalisation du développement plus forte chez ces dernières [11, 14].
Collaborations extérieures: UMR 7138 (M. Jager, M. Manuel – J. Deutsch), ESE (S. Nadot, S. Siljak-Yakovlev), IBP (C. Charon, M. Dron, S. Domenichini), RBGE, UK (L. Ronse de Craene), Ohio University (O. Hidalgo, S. Gleissberg).

Enseignement Supérieur Agronomique de l’AgroParisTech

1ère année.
Modules d’approfondissement – séquence 2, « La transformation des plantes par l'homme : de la domestication à la transgenèse » et « Biotechnologie et agriculture»
2ème année.
Modules d’approfondissement – séquence 4, « Végétaux et stress abiotique » et «Evolution des génomes»
3ème année.
DA Production et Innovation dans les Systèmes Techniques Végétaux (PISTV) : DA Gestion, Innovation et Performances des Entreprises du Vivant (GIPE) :

Enseignement à l’Université Paris Sud - Orsay

L1
TD de Statistiques en PCEM1
TD de Génétique des populations en PCEM1
L3
Module « Génétique des Populations et Quantitative »
M1
Module « Biostatistiques » transversal à tous les Masters
Module « Génomique des Populations » du Magistère de l’ENS Ulm

Anciens membres de l’équipe

Warren ALBERTIN (doctorante, 2002-2005)
Laetizia CAMUS-KULANDAIVELU (post-doctorante, 2007)
Stéphanie BARRAUD (assistant ingénieur, 2001-2004)
Marie FOURMANN (chercheur Biogemma en détachement, 2001-2003)
Marie-Thérèse MARCOMBE (AJT, jusque décembre 2007)
Valérie MECHIN (postdoc 2001-2003)
Anne-Laure RAQUIN (doctorante, 2001-2005)

Publications récentes

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