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Responsable de publication :
Olivier Martin

Responsable éditoriale :
Rozenn Le Guyader

Administrateur de l'infoservice :
Thierry Balliau

Offre de stage de niveau M2 " Développement d’un modèle mathématique pour évaluer l’efficacité d’un agent de lutte biologique contre un ravageur du maïs"

  • Durée : 6 mois
  • Gratification : environ 550 €/mois
  • Lieu du stage : UMR Génétique Quantitative et Évolution – Le Moulon, 91190 Gif-sur-Yvette et UMR EGCE, Campus CNRS, Avenue de la Terrasse, Gif-sur-Yvette
  • Encadrement : Judith Legrand et François Rebaudo.

> Le sujet

Pour la mise en place d’une agriculture durable, des alternatives à l’utilisation des produits phytosanitaires pour le contrôle des ravageurs de culture sont étudiées dans le cadre conceptuel de l’agroécologie ( application de principes écologiques pour l’agriculture). On peut notamment envisager l’utilisation d’organismes vivants comme agents de lutte, ce qu’on appelle la lutte biologique.

En France deux lépidoptères foreurs de tige sont des ravageurs majeurs des cultures de maïs, la sésamie (Sesamia nonagrioides) et la pyrale (Ostrinia nubilalis), avec des dommages allant de 30% à 70% de perte à la récolte.

Dans le cadre d’un projet collaboratif entre l’équipe DEEIT (EGCE) et  l’équipe  BASE (GQE-Le  Moulon), nous étudions la potentielle utilisation d’un parasitoïde de la sésamie comme agent de lutte biologique, Cotesia typhae. L’action du parasitoïde consiste à pondre ses œufs dans les larves des ravageurs ce qui va entraîner leur mort, limitant ainsi les dommages sur le maïs. Ce parasitoïde a été caractérisé en Afrique de l’Est où il s’attaque spécifiquement à cette sésamie. Il pourrait être introduit artificiellement chaque année en France dans les cultures de maïs afin de lutter contre la sésamie.

Pour cela, il est nécessaire de :

- quantifier l’efficacité (capacité -souhaitée- à se maintenir sur une saison, capacité à diminuer les populations de sésamie),
- déterminer le positionnement de l’introduction des parasitoïdes en fonction du développement des parasitoïdeset des ravageurs (développement en fonction de la température)
- quantifier le risque environnemental liée à l’introduction d’un parasitoïde (capacité du parasitoïde à s’attaquer à des espèces non cible, capacité -non souhaitée- à se maintenir au-delà d’une saison).

En  complément  d’approches  expérimentales,  on  peut  avoir  recours  à  des  approches  de  modélisation mathématique pour comprendre la dynamique potentielle des parasitoïdes et de leurs hôtes au champ.

Nous recherchons un(e) étudiant(e) en mathématiques appliquées ayant un intérêt pour la biologie ou un(e) étudiant(e) biologiste intéressé(e) par les approches mathématiques pour effectuer un stage de niveau M2 dans nos 2 équipes. L’objectif du stage que nous proposons sera de développer un modèle mathématique permettant d’identifier les facteurs clés du succès de la lutte biologique. L’étudiant pourra s’appuyer sur l’expertise d’EGCE sur la sésamie et les modèles phénologiques des insectes et sur l’expertise de BASE en biomathématiques et épidémiologie.

> Pré-requis

Base de programmation (R, C…), connaissance de base sur les modèles dynamiques type systèmes d’équations différentielles.

> Pour candidater : Envoyer CV et lettre de motivation à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. et Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.